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Post-partum : ce que personne ne m'a dit — et l'écoute que j'offre aujourd'hui aux femmes que j'accompagne

  • Mégane
  • il y a 4 jours
  • 5 min de lecture

Femme en pleurs sur un fauteuil, tenue un mouchoir. Une autre femme lui tend un éventail. Fenêtre en arrière-plan, ambiance émotive.

Deux mois après la naissance de ma fille, je saignais encore.

Pas quelques traces. Pas de petites pertes qui diminuent. Un saignement qui ne s'était jamais arrêté depuis l'accouchement.

J'étais épuisée. Une fatigue qui ne se reposait pas. Une fatigue qui pesait jusque dans les os. Et quelque chose, tout au fond de moi, savait.

Je n'avais pas les mots, à l'époque. Pas les connaissances. Pas la posture. J'étais jeune maman, et je faisais confiance.


Quand ton corps parle et que personne n'écoute

Je suis allée voir un gynécologue.

Je lui ai dit ce que je ressentais : les saignements qui ne s'arrêtaient pas, le ventre qui tirait, cette fatigue qui ne ressemblait à aucune autre, et cette sensation profonde — viscérale — que mon corps n'était pas revenu. Qu'il portait encore quelque chose.

On m'a répondu :

« Ce n'est rien. C'est normal. C'est sûrement votre retour de couches. »

J'ai insisté. J'ai dit que je n'avais jamais eu d'arrêt de saignement depuis l'accouchement. Qu'on ne pouvait pas parler de « retour » quand rien n'était jamais parti. Que j'avais mal. Que j'étais vidée.

On m'a auscultée — avec des gestes qui m'ont fait mal. Et on m'a dit, en me regardant à peine :

« C'est dans votre tête. Tout va rentrer dans l'ordre. »

Je suis ressortie de ce rendez-vous avec la même question que tant de femmes aujourd'hui : « Est-ce que je suis en train d'inventer ce que je ressens ? »

Ce jour-là, quelque chose s'est serré en moi. Pas la peur, exactement. Plutôt une forme de solitude très ancienne — celle des femmes qu'on n'écoute pas.

Persister — même quand on te dit « c'est dans ta tête »

Mon corps, lui, continuait de me parler. Je n'ai pas su comment, mais j'ai choisi de lui faire confiance.

J'ai pris un deuxième rendez-vous, cette fois avec une sage-femme. Prise de sang — normale. Échographie — anormale.

J'ai été prise en urgence par mon gynécologue officiel. Il restait du placenta de l'accouchement. Du placenta que mon corps essayait d'évacuer depuis deux mois, dans le silence, sans qu'aucun regard médical ne veuille le voir.

J'ai été opérée en urgence — curetage, supplémentation en fer, car j'étais profondément anémiée.

Ce qui a suivi, personne autour de moi ne l'expliquait vraiment. Avec deux mois de rétention placentaire, j'aurais dû faire une infection grave. La médecine a parlé de « chance ». Tout le monde était stupéfait.

Moi, je sais aujourd'hui ce qui m'a sauvée.


L'intelligence de l'utérus — ce que la médecine n'a pas vu

Ce qui m'a protégée, c'est l'allaitement.

Chaque fois que ma fille tétait, mon corps libérait de l'ocytocine. Cette ocytocine provoquait des contractions utérines. Et ces contractions, inlassablement, jour après jour, nettoyaient ce que mon utérus essayait de rendre.

Ma fille, par sa tétée, soignait ce que la médecine n'avait pas voulu voir.

L'intelligence du corps est immense. L'intelligence de l'utérus est millénaire.

Et ce lien bébé-mère, ce dialogue silencieux, cette danse hormonale que nous portons en nous — c'est une puissance féminine dont aucun manuel ne parle assez.


Ce silence a donné naissance à Douce Plume

Je ne te raconte pas cela pour faire peur. Je te le raconte parce que je sais que, toi qui me lis, tu as peut-être vécu quelque chose de proche :

  • On t'a dit que c'était dans ta tête.

  • On ne t'a pas laissé finir ta phrase.

  • On t'a fait sentir que tu exagérais.

  • Tu es sortie d'un cabinet médical avec plus de doutes que tu n'y étais entrée.

  • Tu as pensé : « Je suis peut-être trop sensible. »

Cette solitude-là, je la connais de l'intérieur.

Et c'est précisément elle — ce silence qu'on m'a imposé — qui a donné naissance à Douce Plume.

Parce que j'ai fait le serment, après cette épreuve, qu'aucune femme ne viendrait dans mon cabinet pour en ressortir sans avoir été vraiment entendue.


L'écoute profonde — ma signature, ton droit

Quand une femme vient pour un soin à Porto-Vecchio — rituel rebozo, massage post-natal, resserrage du bassin, soin de l'utérus, accompagnement post-partum — le soin commence bien avant que mes mains se posent.

Il commence par une écoute.

Une écoute longue, lente, sans jugement. Je pose beaucoup de questions. J'entre dans les détails. Je m'intéresse à ce que tu ne sais peut-être pas encore mettre en mots. Parce que le corps parle — mais pas toujours avec des mots.

Il parle avec des tensions. Des silences. Des sensations fugaces. Des « je ne sais pas pourquoi je pleure en te racontant ça ». Des larmes qui montent au moment où on effleure une zone précise du ventre.

Mon travail, c'est de décoder avec toi ces informations subtiles que ton corps t'envoie — dans l'accompagnement post-partum comme dans chaque soin que je propose. Je les accueille, je les honore, je te les rends — pour que tu puisses, à ton tour, réapprendre à les lire.

Ce que j'ai compris, en traversant ce qui m'est arrivé, c'est que l'écoute est déjà le soin.

Avant le massage. Avant le rebozo. Avant le bain thérapeutique.

Être entendue, c'est déjà commencer à se recoudre.


Un rituel simple à faire chez toi ce soir

Avant de te coucher, pose tes deux mains sur ton bas-ventre. Sur ton utérus.

Respire trois fois, profondément, en portant toute ton attention sous tes paumes.

Puis pose-toi cette question, à voix basse :

« Qu'est-ce que mon corps essaie de me dire, en ce moment ? »

N'attends pas une réponse claire. Pas de mots, peut-être. Juste une sensation. Une image. Une émotion qui monte. Un souvenir qui passe.

Accueille ce qui vient, sans le juger, sans le corriger.

C'est le premier pas pour te reconnecter à ton corps. Celui de redevenir la première à t'écouter toi-même.

Et à partir de là, tout redevient possible.


Si tu te reconnais, je suis là

Si en lisant ces mots tu t'es reconnue — dans l'épuisement, dans la sensation d'être invisible, dans ce besoin profond d'être enfin entendue sans être ramenée à « c'est normal » — sache que tu n'es pas seule, et que ce que tu ressens est vrai.


🤍 Viens prendre soin de toi en cabinet

Je reçois à Porto-Vecchio (Corse du Sud) et me déplace aussi à domicile. Rituel rebozo, massage post-natal, resserrage du bassin, soin de l'utérus, accompagnement post-partum.

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Tu es entendue. Tu es accueillie. Tu es merveilleuse.

Avec toute ma douceur,

Mégane — Douce Plume

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Cabinet de Soins au Lotissement Ambacu Route de Renajolo 20137 Porto-vecchio

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Les soins et accompagnements proposés par Douce Plume visent le bien-être et le soutien émotionnel. Ils ne remplacent en aucun cas un avis médical ou un traitement.

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